Quatuor

Quatre amis se réunissent régulièrement pour jouer en quatuor dans une ville jamais nommée, mais qui ressemble étrangement à Amsterdam, dans un temps indéterminé (avenir proche ou lointain ?). La musique de Mozart ou Schubert leur permet de s’échapper momentanément de leurs histoires de vie parfois douloureuses.

Un quatuor à 5 voix
Le violon 1 : Hugo, père célibataire d’une fillette et directeur désabusé d’un Centre culturel bradé par la ville, en recherche de sens à donner à sa vie. Le violon 2 : Heleen, secrétaire médicale dans le cabinet où exerce Caroline, se dévoue à sa famille et à ses amis et peine à trouver sa place. L’altiste : Jochem, luthier et mari de Caroline, se réfugie dans le silence et le travail pour tenter de faire face au deuil insurmontable de ses enfants. Le violoncelle : Caroline, médecin, se mure dans son chagrin et sa culpabilité tout en surmontant malgré tout sa dépression. Le professeur : Reinier, ancien violoncelliste virtuose, se débat contre sa vieillesse dans une société bannissant toute décrépitude.

La discordance
Une 6ème voix surgit, celle d’un détenu s’échappant de prison lors de son procès, et qui finit par intégrer la partition du roman, le transformant en thriller.

Une critique sociale sur un monde (le nôtre ?) inquiétant et déshumanisé
Anna Enquist dessine dans ce roman une société qui nous semble presque familière, où vieillir est une honte à cacher dans des institutions plus proches des prisons que des maisons de retraite, où la culture devient presque inexistante et méprisée par les élites politiques. Un monde où des enfants meurent dans des accidents de car scolaire dont les coupables ne sont jamais inquiétés. Un monde glaçant et inhospitalier d’où heureusement s’échappent encore des notes de musique…

Tous nos clins d’oeil
Notice sur Renouvaud