La révolution de la lune

Quand une femme gouvernait la Sicile

Lorsque le jeune vice-roi de Sicile, Don Angel de Guzmán, meurt subitement en pleine séance du Conseil royal, la clique de notables au pouvoir se frotte les mains : en voilà une aubaine pour arranger ses affaires à sa façon ! C’est sans compter sur le testament de don Angel, qui a désigné pour successeur… sa femme. Jusqu’à présent cloîtrée dans les appartements royaux, Dona Eleonora di Mora va rapidement sortir de l’ombre et imposer sa vision du gouvernement.

28 jours pour faire sa révolution

D’une beauté inouïe, dotée d’une vive intelligence et d’un solide bon sens, Dona Eleonora se fait rapidement aimer du peuple sicilien et copieusement détester par le Conseil royal, qui n’aura de recherche que de trouver la faille sur laquelle s’appuyer pour la faire retourner dans son Espagne natale. Secondée par le médecin royal Don Serafino, fou amoureux d’elle dès le premier instant et qui la renseigne discrètement sur les activités mafieuses et sordides des membres du Conseil, Dona Eleonora va mettre en place des mesures de justice et d’équité envers la population sicilienne.

Une langue truculente

Traduire Andrea Camilleri n’est pas une mince affaire, et l’on reste ébahi par l’inventivité du langage déployé par la traductrice, Dominique Vittoz. Pour retranscrire et traduire toute la richesse du sicilien et de l’espagnol, elle a recours à des inventions de mots issus de divers dialectes franco-provençaux.  Quelle saveur que de lire le sabir de Dona Eleonora et cette langue si vivante !

Tous nos clins d’oeil
Notice sur Renouvaud